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Les troubles de la vue

L'âge et la vue !

Avec l'âge, le corps s'affaiblit, la personne contracte de nouvelles maladies, souffre de maux qui lui étaient inconnus jusqu'alors. Parmi ces maladies, il y a la déficience visuelle. Au moins 13 % des personnes âgées souffrent de troubles de la vision plus ou moins importants, et le tiers des personnes hébergées dans des cliniques gériatriques ou en maison de retraite présentent un handicap grave en la matière. Le déclin de la vue est d'autant plus rapide que l'on évolue dans un environnement qui exige beaucoup de la vision : lecture, tâches professionnelles, écriture requièrent une bonne acuité visuelle et une marge d'accommodation importante.
Après 45 ans, l'accommodation ne permet plus la lecture de lettres fines à moins de 30 à 35 cm, ni même à la distance dont les mains ont l'habitude de tenir un livre ou un journal. Cette situation crée une fatigue qui accroit la charge mentale et accélère le vieillissement des fonctions visuelles. Les personnes âgées qui souffrent de troubles de la vue peuvent s'en rendre compte seules, cependant, un tiers des seniors souffrent d'une perte visuelle grave non diagnostiquée. Il est donc important de rétablir une vision correcte pour un équilibre même de la personnalité. Il est inutile de reculer le moment de la correction. Certains pensent que les efforts qu'ils exigent de leurs yeux constituent un exercice bénéfique : cela est faux !

Les troubles de la vision : causes et diagnostic

Après la quarantaine, le glaucome chronique « irido – cornéen » ouvert devrait être systématiquement dépisté. Ce type de glaucome est particulièrement dangereux, car il ne provoque pas de douleur. Il entraîne la destruction irréversible des fibres visuelles et quand les premiers signes arrivent, il est trop tard. La cataracte quant à elle, est une opacification du cristallin qui brouille la vue et gêne la reconnaissance des objets et des personnes. Ce trouble de la vision est accentué par l'exposition de la personne à la lumière. Quant à la dégénérescence maculaire liée à l'âge, il s'agit d'une maladie de la rétine qui apparaît entre 50 et 65 ans, elle réduit nettement la capacité visuelle.
Pour prévenir ces troubles, il est important de surveiller sa tension oculaire et de vérifier son champ de vision. Ces recommandations sont particulièrement importantes pour les personnes ayant un membre de la famille atteint de glaucome. Une visite de routine chez l'ophtalmologue s'avère indispensable au moins une fois par an afin de détecter une de ces maladies. De plus, certaines personnes présentent des risques plus importants de les développer, notamment celles déjà atteintes de troubles de la vue comme la myopie, l'hypermétropie, ou les diabétiques. Il faut savoir que la prise de tension oculaire et l'examen du champ de vision sont indolores.

Troubles de la vue : de quoi s'agit-il ?

L'accommodation est la fonction qui permet à l'œil de voir les objets nettement quelle que soit la distance.
L'hypermétropie est un trouble de la vue nécessitant à l'œil hypermétrope des efforts constants (surtout de près) pour voir nettement.
La presbytie correspond à une diminution du pouvoir d'accommodation de l'œil : elle ne gêne pas la vision de loin mais altère celle des objets proches.
L'astigmatisme dédouble les images : une image ponctuelle n'est plus vue comme un point fixe mais comme deux.
La myopie est un trouble de la vue extrêmement fréquent qui altère la vision de loin des objets (flous) et respecte la vision de près.
Ces troubles peuvent cohabiter.

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires ?

Plus de 6 Français sur 10 (63 %) portent des lunettes correctrices ou des lentilles de contact (sondage santé de TNS Sofres pour le Groupement des industries françaises de l'optique [GIFO] et le Silmo). Hypermétropie, myopie et astigmatisme arrivent en tête des troubles de la vision qui se soignent de plus en plus par des mesures radicales, chirurgicales. Laser, implants oculaires permettent aujourd'hui de corriger la plupart des troubles et de dispenser du port de lunettes.

Quels sont les mécanismes ?

Les yeux s'adaptent en permanence (on dit qu'ils « accommodent ») notamment grâce au cristallin, véritable système de mise au point. Ainsi, la vision de près comme de loin est toujours nette.
Chez l'hypermétrope, l'œil trop court forme l'image d'un objet vu à l'infini en arrière de la rétine. Seule une accommodation très importante permet de voir net.

Pour la presbytie, le pouvoir d'accommodation de l'œil diminue avec l'âge. L'image est donc floue dans la vision de près.
L'astigmatisme provient généralement d'une anomalie de la forme de l'œil et de la cornée en particulier (congénitale ou liée à une affection). Les images se forment en deux points, créant une vision trouble de près comme de loin.
La myopie est due à un œil trop long : l'image se forme donc en avant de la rétine avec des difficultés à voir de loin.

Comment cela se manifeste-t-il ?

Les troubles de la vision peuvent être dépistés lors d'une visite de médecine scolaire ou du travail. Ils peuvent également se révéler gênants dans la vie quotidienne et professionnelle, sources d'inconfort et de fatigue visuelle avec maux de têtes, picotements…

Chaque anomalie provoque un trouble de la vision spécifique, en fonction de l'atteinte de la vision de près ou de loin. Ainsi, le myope a des difficultés à voir de loin mais a une bonne vision de près ; l'hypermétrope a une vision floue principalement de près ; l'astigmate a les deux visions perturbées (vision trouble de près comme de loin) et des irritations avec sensibilité à la lumière sont possibles. Enfin, la presbytie, trouble de la vision lié à l'âge, rend la vision de près trouble, nécessitant par exemple de reculer son journal pour le déchiffrer.
 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

Il ne faut pas confondre trouble de la vision et maladies de l'œil. Les troubles de la vision sont liés à des anomalies anatomiques ou fonctionnelles de l'œil. Les maladies de l'œil regroupent quant à elles des pathologies diverses dont l'œil n'est parfois qu'un des organes atteints.
Les illusions optiques sont des artifices créés pour tromper le cerveau dans l'interprétation du message visuel : elles concernent tout le monde, y compris en l'absence de trouble de la vue.
La cataracte est, quant à elle, une opacification du cristallin.
Enfin, la DMLA ou dégénérescence maculaire liée à l'âge ne doit pas être confondue avec la presbytie. La DMLA aboutit à une baisse progressive de la vision avec perte de la vision centrale.
 

Y a-t-il une prévention possible ?

Il n'existe pas franchement de mesures pour prévenir l'apparition des troubles de la vue.
Seul le travail sur ordinateur augmenterait le risque de presbytie, et faire des pauses visuelles régulières diminue la fatigue et améliore le confort visuel.
Pour les autres troubles, seul un dépistage précoce permet une correction adéquate.
Le dépistage ophtalmologique doit être étendu au dépistage de la DMLA et du glaucome chez tous les sujets de plus de 45-50 ans : une visite annuelle ou tous les 2 ans chez l'ophtalmologiste s'impose.

À quel moment consulter ?

Dès qu'une fatigue oculaire se fait sentir (maux de têtes, picotements…), un examen ophtalmologique est indispensable pour dépister un trouble de la vue.
Par ailleurs, des contrôles réguliers de la vue sont proposés lors des visites de la médecine du travail, scolaire ou sur simple volontariat par des associations.
Enfin, en cas d'anomalies franches comme des mouches volantes, des éclairs ou autres perceptions visuelles, notamment chez le myope (risque de décollement de rétine), il faut consulter en urgence.
 

Que fait le médecin ?

Le médecin ophtalmologiste est le spécialiste des yeux. En ce qui concerne les troubles de l'accommodation, l'accès direct à l'ophtalmologiste est possible sans passer au préalable chez le médecin traitant contrairement aux maladies de l'œil. Il pourra réaliser un examen complet avec mesure de l'acuité visuelle, du champ visuel, vérification de la mobilité oculaire et structures externes de l'œil.
L'examen est souvent suivi d'un fond d'œil à l'aide d'un ophtalmoscope après avoir utilisé ou non un collyre.
En cas d'œil sec, il est possible de traiter par des larmes artificielles. De même, le port de lunettes en cas d'ensoleillement est conseillé.
Le médecin ophtalmologiste peut prescrire des lunettes correctrices ou des lentilles, ou proposer un traitement chirurgical. Le laser lasik (laser assisted intra-stromal keratomileusis) agit après découpage directement sur la cornée. L'intervention dure quelques minutes, sous anesthésie locale.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Le repérage et la description des gênes visuelles rencontrées (vision de près, de loin…) vont faciliter le diagnostic. De même, n'hésitez pas à faire part de tout autre symptôme à votre ophtalmologiste car les troubles de la vue ne sont parfois que les signes associés de maladies très loin de l'œil !

Charles Decock
29/12/2010
Source :
Dr Gérald KIERZEK, en collaboration avec Dr Emmanuelle TOUREL et Dr Patrice MARIE.
Santépratique.fr

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