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Mieux vivre avec ses rhumatismes

Arthrose, arthrite, polyarthrite rhumatoïde… Il n'est pas toujours facile de vivre au quotidien avec un de ces rhumatismes qui nous empoisonne l'existence. Outre les traitements médicamenteux ou chirurgicaux, quelques petits conseils d'hygiène de vie peuvent contribuer à prévenir et à mieux vivre avec des rhumatismes.

Depuis quelques mois, vos rhumatismes vous laissent tranquilles. Mais comme ils agissent le plus souvent par crises ou poussées évolutives, vous redoutez une prochaine crise… Essayez donc de la prévenir ou tout du moins de mieux vivre avec.

Prenez votre temps et gérez votre stress

Si le bon stress nous aide à rester dynamique et atteindre nos objectifs, en revanche, le mauvais stress procure souvent une charge psychologique importante qui pèse trop lourd sur nos épaules. Et pour certains d'entre nous, la crise de rhumatismes guette. Lorsque l'on souffre de rhumatismes, il est préférable de se mettre à l'écoute de son corps, de prendre son temps et de gérer son stress. Et cela, dès le réveil !
La raideur matinale est un signe typique des rhumatismes articulaires : au réveil, vos articulations sont gonflées et plutôt douloureuses, presque verrouillées. Programmez donc votre réveil un quart d'heure plus tôt et commencez par faire quelques petits étirements, flexions et extensions des articulations avant de mettre un pied hors du lit. Ensuite, asseyez-vous tranquillement au bord de votre lit, respirez profondément avant de vous lever doucement.

Dans la journée, sachez vous ménager quelques moments pour souffler. Déléguez certaines tâches, relaxez-vous. Quelques séances de kinésithérapie et d'ergothérapie (méthode de rééducation par l'activité physique) peuvent aussi vraiment vous aider à mieux vivre vos rhumatismes, en vous apprenant les bons mouvements et les bons gestes de la vie quotidienne.

Luttez contre l'embonpoint

Rien de pire pour nos articulations que les kilos superflus. Si vous souffrez de rhumatismes, il faut soulager le plus possible vos articulations, en réduisant un éventuel excédent de poids. Un régime équilibré, prescrit par votre médecin, devrait vous aider à perdre ces quelques kilos qui pèsent sur vos articulations… et sur votre silhouette. La pratique régulière d'un sport contribue aussi à prévenir les rhumatismes et l'embonpoint à condition, toutefois, d'éviter les sports violents. Préférez la marche, la natation, le yoga, la gymnastique douce et le ski de fond au ski de piste, karaté ou toute autre activité sportive comportant des sauts répétitifs qui mènent la vie dure à nos cartilages et articulations.

Arrêtez de fumer

Responsable de cancers et de maladies cardiovasculaires, on connaît moins bien les effets nocifs du tabac sur les rhumatismes articulaires. Pourtant, c'est une réalité. Diverses études scientifiques1,2,3,4,5 ont mis en évidence une association négative entre arthrose, rhumatismes et tabagisme. Arrêtez donc de fumer, c'est vraiment mauvais pour votre santé, à tous les points de vue. Respirez, détendez-vous, oubliez un peu vos soucis… pour tenir vos rhumatismes à distance !

Les thérapies manuelles : les rebouteux d'autrefois ?

Les thérapies manuelles s'adressent directement au corps et font de sa manipulation le vecteur essentiel du soulagement des symptômes, voire de la guérison. Souvent apparentés aux rebouteux d'autrefois, les ostéopathes, étiopathes et autres kinésithérapeutes se révèlent en réalité des techniciens de pointe.

L'ostéopathie : rétablir la mobilité

L'ostéopathie est une technique manuelle, qui soigne à l'aide de manipulations, notamment de la colonne vertébrale et des articulations. En France, cette technique ne peut être réalisée que par un médecin. "Une grande partie des troubles fonctionnels dont nous souffrons provient de la perte de la mobilité et de blocages articulaires", explique un médecin ostéopathe.
Lors de la consultation, la palpation de l'ensemble de l'organisme permet au praticien de déceler les zones responsables des douleurs, de traquer les anomalies les plus infimes. Il rétablit un bon équilibre par des manipulations que l'on peut qualifier de fermes mais douces. Son rôle est de "dégripper" l'ensemble de la mécanique.

De la tête aux lombaires, il effectue un travail de détente, de relâchement musculaire et synchronise les jeux qui s'effectuent entre les articulations. Il corrige ainsi certains des désordres mécaniques à l'origine des douleurs. Le champs d'action de l'ostéopathie est vaste allant du torticolis au lumbago en passant par des douleurs de l'épaule. Une à trois séances suffisent généralement à un médecin ostéopathe pour soulager les troubles. Une approche allopathique est parfois associée, et prendra de toute façon la relève si les symptômes persistent. Pratiquée par un médecin, cette technique entraîne peu d'effets secondaires. Seule une fatigue peut survenir après une séance.
Les massages : le toucher anti-stress

Le père de la médecine, Hippocrate, écrivait déjà au Vème siècle : "Le médecin doit avoir l'expérience de beaucoup de choses, mais à coup sûr du massage..." Le toucher procure cet état de bien-être propre à la félicité de se faire dorloter, mais pas seulement. Des tests confirment que les techniques de relaxation, massage compris, augmentent la concentration en immunoglobuline A, bien connue pour ses propriétés immunitaires. Pour sa part, le Dr Gérard Leleu ajoute dans son livre sur les caresses que, "le massage met en jeu les centres cérébraux du plaisir qui distillent alors diverses substances dont les fameuses endorphines." Celles-ci sont à la fois anxiolytiques, anti-douleur et psycho-stimulantes. Chacun de nous a pu vérifier que dans les moments de stress le besoin de contact est le plus intense. En massant, on soulage les tensions, on détend des muscles douloureux.

L'étiopathie : hypothèse de chocs

Cette technique mécaniste part du principe que la maladie proviendrait toujours d'une cause extérieure… Par exemple, un accident de la circulation ayant provoqué le coup du lapin est un traumatisme. Il en résulterait une lésion qui vient perturber les articulations, les ligaments, l'intégrité des nerfs, etc. Cette lésion entraînerait des phénomènes pathologiques allant de la bronchite à l'insomnie. Notons que cette approche n'a jusqu'à présent reçu aucune validation scientifique.

L'étiopathe commence en général par un interrogatoire (chocs, chute, microtraumatisme), puis une palpation. Ensuite seulement, il procède à des manipulations vertébrales spécifiques. Dans le cas d'une douleur lombaire, celles-ci doivent lever le blocage articulaire et soulager la douleur de l'irradiation en agissant sur les ligaments entourant et maintenant les vertèbres entre elles. La grande nouveauté réside en ce que les gestes de l'étiopathe ne concernent pas seulement la statique comme ceux de l'ostéopathie mais aussi les viscères.
Comme pour l'ostéopathie, seul un médecin diplômé peut proposer et réaliser les gestes liés à cette technique.

La kinésithérapie : une discipline en plein essor

La kinésithérapie est une spécialité paramédicale, qui utilise des mouvements actifs (gymnastique médicale) ou passifs (massages, mobilisation). Ces indications sont autant préventives que thérapeutiques (rééducation). Pratiquée par des masseurs-kinésithérapeutes et remboursée par la Sécurité sociale, elle soulage les affections locomotrices, neurologiques ou respiratoires.

La kinésithérapie est une spécialité paramédicale, dont le bien-fondé est démontré dans de nombreuses maladies. De plus en plus pratiquée, elle utilise différentes techniques, passives ou actives.

Les méthodes de kinésithérapie passive se composent de massages, d'étirements musculaires, de mobilisation des articulations par des tractions. Toutes ces techniques peuvent être utilisées dans l'objectif de redonner aux muscles de l'élasticité ou pour améliorer la mobilité articulaire.
Dans certaines maladies neurologiques, la kinésithérapie est aussi pratiquée pour supprimer une raideur, lutter contre une déformation...

Dans certaines circonstances, le travail physique peut être réalisé en utilisant des appareils de gymnastique (vélo), des appareillages ou des systèmes de suspension. Il arrive qu'il se déroule en piscine.
Dans d'autres cas, la rééducation a pour but d'améliorer le contrôle de l'équilibre, de la posture, ou de diminuer une instabilité articulaire comme on en voit après une entorse.
Physiothérapie et kinésithérapie respiratoire
Le kinésithérapeute recourt parfois également à des agents physiques comme des vibrations, des courants électriques et l'on parle alors de physiothérapie. Certaines de ces méthodes peuvent être utilisées pour soulager des douleurs.
Enfin, la kinésithérapie peut être exercée pour améliorer la capacité respiratoire de personnes souffrant d'infections ou de maladie pulmonaire. Le kinésithérapeute pourra, par exemple, employer des techniques comme le "clapping", qui vise à désencombrer les bronches de leurs sécrétions en délivrant une série de pressions manuelles sur la cage thoracique. Bien qu'elle soit souvent impressionnante à voir pour les parents, cette kinésithérapie respiratoire donne de très bons résultats dans la bronchiolite du nourrisson.
Une des autres fonctions du kinésithérapeute est d'apprendre au patient à mieux tousser pour éliminer les sécrétions ou à mieux respirer en pratiquant des exercices de ventilation.

A qui s'adresse la kinésithérapie ?

La kinésithérapie se pratique à tous les âges de la vie. Elle connaît cependant un succès grandissant en raison du vieillissement de la population et de l'importance plus grande accordée par le corps médical à l'exercice physique et à la rééducation.
Ses principales indications sont représentées par des affections de l'appareil locomoteur comme les suites de fracture, la scoliose, les douleurs lombaires, l'arthrose et les rhumatismes, des maladies neurologiques comme l'hémiplégie et la paraplégie, des affections respiratoires s'accompagnant d'une diminution de la fonction ventilatoire comme la bronchite chronique.
Mais, le kinésithérapeute intervient aussi dans des maladies urologiques ou gynécologiques (rééducation sphinctérienne ou du post-partum), cardiologiques (ré-entraînement après infarctus du myocarde)...

Qui pratique la kinésithérapie ?

Les kinésithérapeutes sont des paramédicaux qui exercent sur la prescription d'un médecin en ville ou à l'hôpital, dans un cabinet de rééducation, un centre de cure thermale, un centre sportif... Salariés ou libéraux, ils sont formés en trois ans au sein d'écoles agréées par l'Etat. Leur métier est réglementé.
Le nombre de masseurs-kinésithérapeutes se situe actuellement autour de 39 000 en France, mais les effectifs ont connu récemment une forte croissance.

L'essentiel sur l'ostéopathie

Née aux Etats-Unis, l'ostéopathie existe depuis plus d'un siècle dans ce pays. En France, sa pratique s'est surtout étendue depuis une vingtaine d'années profitant de l'engouement pour les médecines douces. Zoom sur une profession bénéficiant d'un nouveau cadre légal.

Le mot d'ostéopathie dérive d'ostéon (os en grec) et de pathos (affection). Rien d'étonnant donc à ce que ce terme désigne une médecine manuelle, où le squelette joue un grand rôle.

Définition et principes de l'ostéopathie
Pour les ostéopathes, les différentes structures du corps ont la capacité de se mouvoir en toute liberté. Lorsqu'une perte de mobilité apparaît au niveau des muscles, des viscères, du crâne ou des enveloppes (fascia), des symptômes surviennent. L'ostéopathie est, selon ses adeptes, à la fois une science et un art. Elle part ainsi de la structure corporelle dont la mécanique est altérée pour corriger le désordre en cause et mener l'organisme à l'auto guérison. A la fois préventive et curative, cette médecine manuelle vise à rééquilibrer les structures ostéo-articulaires et viscérales qui ont perdu leur mobilité. Elle considère en effet que toutes les parties du corps sont reliées entre elles.

A noter aussi l'existence d'une ostéopathie crânienne, dont on doit la naissance à William Garner Sutherland. Cette forme particulière d'ostéopathie, dont la pratique repose sur la palpation des os du crâne, est parfois décriée par les autres ostéopathes.

Un peu d'histoire

L'ostéopathie a été fondée en 1874 par un médecin américain, le Dr Andrew Taylor Still, à partir de concepts tirés de la médecine antique grecque et égyptienne ainsi que de la médecine de la Renaissance. Le Dr Still formule le postulat selon lequel "la structure gouverne la fonction", l'idée étant que la conservation de la santé met en jeu un équilibre de la charpente osseuse, cette dernière assurant à son tour le bon fonctionnement des systèmes nerveux, musculaire et circulatoire.

L'école britannique d'ostéopathie sera ensuite créée en 1918 à Londres par un élève de Still, John Martin Littlejohn. En France, cette pratique restera confidentielle jusqu'aux années 1950 et 1960, années durant lesquelles le Syndicat national des ostéopathes sera fondé. L'engouement pour cette médecine manuelle débutera véritablement  dans les années 1970.

Comment se pratique l'ostéopathie ?

Pour établir son diagnostic, le praticien ostéopathe doit déceler où se situe la "lésion ostéopathique" en analysant la mobilité des différentes structures corporelles. Le traitement repose sur des techniques de pression et d'élongation, ainsi que sur des manipulations vertébrales et parfois crâniennes.
Les pathologies concernées sont variées et ne se limitent pas aux affections de la colonne vertébrale comme la sciatique, le lumbago, le torticolis, les douleurs d'épaules, de côtes, les maladies de l'appareil locomoteur comme l'arthrose, les conséquences des traumatismes... Les ostéopathes prennent, en effet, aussi en charge des problèmes aussi divers que les maux de tête ou les vertiges, l'anxiété, les troubles du sommeil, l'asthme, les colites, les "petits maux" liés à la grossesse...
De fait, comme les ostéopathes admettent eux-mêmes, cette médecine manuelle n'est pas adaptée aux maladies graves, purement organiques ou s'accompagnant d'états infectieux ou inflammatoires importants. Elle s'adresse plutôt à des pathologies fonctionnelles, où corps et psyché sont intriqués.
L'ostéopathie est aussi parfois employée chez des nourrissons pour régler des problèmes d'agitation ou du sommeil ou supprimer une déformation du crâne secondaire, par exemple, à la pose de ventouses ou à l'utilisation d'un forceps durant l'accouchement.

Un nouveau cadre légal

La loi du 4 mars 2002, article 75, relatif à "l'usage professionnel du titre d'ostéopathe ou de chiropracteur" autorise le titre d'ostéopathe ou de chiropracteur à des praticiens non médecins. Les décrets de la loi entendaient mettre fin à une situation où de nombreux non-médecins pratiquaient l'ostéopathie en toute illégalité, sans garantie pour les patients. Les praticiens non-médecins devraient ainsi bénéficier de formation valable et validée d'une durée de 6 ans. Par ailleurs, pour avoir le droit de pratiquer leur profession, les ostéopathes devront désormais être inscrits sur une liste dressée par le représentant de l'Etat dans le département de leur résidence professionnelle. Enfin, ces professionnels seront dorénavant soumis à une obligation de formation continue. De nouveaux textes auraient du préciser ces points mais depuis la promulgation de la loi, aucun décret n'a vu le jour.

La polémique a récemment été relancée par l'Académie nationale de médecine. Dans un communiqué du 30 mars 2004, les sages s'inquiètent des conséquences de cette loi, soulignant "que les méthodes à visée diagnostique et thérapeutique prônées par l'ostéopathie s'appuient, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, sur des a priori conceptuels dénués de tout fondement scientifique. L'Académie sait très bien que ces méthodes sont, depuis toujours, pratiquées. Mais elle ne saurait les cautionner". Plus que l'élargissement de la profession à des non-médecins, l'Académie préfère que l'enseignement de ces pratiques manuelles reste l'objet de troisième cycle lors de la formation des médecins, ces enseignements ayant"fait l'objet d'une évaluation et reposant sur une formation préalable rigoureuse, fondamentale et clinique". En janvier 2006, alors que les décrets se font toujours attendre, l'Académie récidive et rappelle que "les manipulations vertébrales exigent un diagnostic médical préalable, en dehors de tout contexte philosophique" et que "les autres techniques manuelles utilisées dans un but thérapeutique sont nombreuses mais sont proches de celles enseignées dans les écoles de kinésithérapie, dont la qualité et la rigueur sont reconnues en France".

En France, la majorité des ostéopathes sont des médecins ou des kinésithérapeutes. Le nombre d'ostéopathes non-médecins semble se situer autour de 300 à 400.

Sources :
  1. Rheumatology (Oxford). 2000 Nov;39(11):1202-5.
  2. Scand J Rheumatol. 1995;24(2):119-20.
  3. Ann Rheum Dis. 1997 Aug;56(8):463-9.
  4. Ann Rheum Dis. 1998 Mar;57(3):175-6.
  5. APMIS. 1998 Oct;106(10):970-4.

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