Les effets et engagements engendrés par l’ASH
Le recours sur succession : une spécificité souvent redoutée
L’ASH n’est pas une prestation sans contrepartie : le département a le droit, au moins partiellement, de récupérer les sommes versées lors du décès du bénéficiaire, sur la succession – à partir de 46 000 € d’actif successoral net (en 2024, source : service-public.fr). Cette récupération reste un point de vigilance important : la demande d’ASH engage donc la famille à long terme. Cependant, les biens transmis au conjoint survivant ou à un enfant handicapé ne sont pas concernés.
L’engagement dans la durée
Une fois accordée, l’ASH est révisée chaque année : le bénéficiaire doit transmettre tout changement de ressources, de situation familiale, etc. En cas d’entrée dans un établissement non habilité, l’ASH prend fin.
L’impact sur les proches et la “solidarité familiale”
L’obligation alimentaire, même si elle impressionne, est très différemment appliquée selon les départements. En 2019, d’après une enquête de la DREES (DREES, février 2021), moins d’un dossier sur quatre débouche sur une participation effective des obligés alimentaires, et dans 40 % des cas, la somme demandée était inférieure à 100 € par mois. Les cas conflictuels sont rares, mais il arrive que des familles soient convoquées devant un juge des affaires familiales (JAF) pour arbitrage.